Nos Actualités

Mise en place d’une véritable politique d’aménagement du territoire pour Un développement équilibré entre La France des Métropoles Et la France périphérique Afin de réduire la fracture territoriale

Publié le lundi 21 août - Par le service communication

Téléchargement du document au format PDF

On constate que s’est installé dans notre pays une France des métropoles qui représente 40% de la population et une France périphérique (villes moyennes, petites villes et communes rurales) qui représente 60% de la population.
La Dotation Globale de Fonctionnement attribuée par l’Etat aux collectivités locales est, par habitant, d’un montant deux fois plus important pour les zones urbaines que pour les zones rurales, alors que ce devrait être l’inverse pour corriger les inégalités territoriales.

En outre, un certain nombre de services publics sont supprimés en zone rurale (écoles, postes, perceptions, gendarmerie etc…)
Actuellement, tout est fait pour favoriser le développement de la France des Métropoles au détriment de la France périphérique (ou France rurale).
Cette politique d’abandon des territoires ruraux particulièrement surprenante et aberrante alors qu’ils représentent 60% de la population a notamment pour conséquence de provoquer une augmentation importante du vote protestataire dans les zones rurales (avec notamment des scores très élevés du Front National).

En outre, les deux crises successives, la crise financière en 2008, la crise de la dette en 2011 et le phénomène de développement de la mondialisation ont produit encore plus d’inégalités entre les territoires.
Depuis quelques années, la politique Française de développement du territoire est axée sur les zones de développement économique les plus performantes situées dans la France des métropoles. Cette politique accentue inéluctablement la fracture territoriale et la fracture sociale.
C’est ainsi qu’apparait une nouvelle lutte des classes entre la France des métropoles où vit la classe dominante et la France périphérique où survit la classe dominée.

Il s’agit d’une politique délibérée et assumée par les différents gouvernements de droite comme de gauche qui ont choisi la politique du « Bigis beautiful ».

Avec cette politique, les villes moyennes, les petites villes et les zones rurales sont donc condamnées à mourir tout doucement, leur tissu économique s’étiolant au profit des grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes…)
Il y a donc désormais les gagnants de la mondialisation : la France des métropoles, et les perdants de la mondialisation : la France périphérique.

Il ne faut, bien sûr, ne pas empêcher le développement des métropoles Françaises, car il est nécessaire de posséder des métropoles fortes pour lutter économiquement au niveau international. Mais il ne faut pas pour cela abandonner la France périphérique.

Il faut un développement économique équilibré de notre territoire comme cela existe dans nombreux pays développés.
Si l’État ne change pas de paradigme et ne met pas en place une véritable politique d’aménagement du territoire équilibrée et équitable, des pans entiers de nos territoires vont mourir inexorablement.

Seules de rares petites villes, comme Buzançais, qui ces dernières années a su créer un tissu industriel très important en zone rurale et a effectué une reconversion audacieuse de son tissu économique et industriel, pourront s’en sortir.
En effet ce développement industriel à Buzançais, particulièrement exceptionnel en zone rurale, a entrainé la création de nombreux emplois permettant ainsi de maintenir la population sur l’ensemble du bassin de vie et du bassin d’emplois de Buzançais.
Mais il s’agit en France d’un exemple extrêmement rare car les grosses entreprises ont une propension naturelle à s’implanter dans les zones urbaines et les grandes métropoles.

Le développement industriel à Buzançais en zone rurale a pu se réaliser grâce à une initiative locale dynamique et ambitieuse de prospection pour attirer de nouvelles entreprises en zone rurale.
Cette démarche de prospection ciblée a permis l’implantation dans une petite ville de 4 500 habitants de
- quatre leaders mondiaux (Poujoulat, Siraga, Vectra, Premier Refractories),
-d’un leader européen (Beirens),
-de trois leaders nationaux (SIDER, Bois Factory 36,
-et le groupe : PSG Industrie, GMC, Chimicolor et Galva Plus), ainsi que plusieurs PME dynamiques.

Mais malgré ces rares succès économiques locaux comme celui de BUZANÇAIS il faut éviter à terme le phénomène : « les métropoles et le désert Français »
Pour cela, il est nécessaire de s’appuyer sur les petites villes comme BUZANÇAIS, qui animent les bassins de vie ruraux à l’extérieur des métropoles.
Il doit exister une complémentarité entre les métropoles et les petites villes qui peuvent offrir une qualité de vie aux limites et à l’extérieur de ces métropoles.

L’inscription des petites villes dans des réseaux économiques, touristiques, sociaux et culturels connectés aux métropoles est indispensable à la réussite de notre pays. Il est donc primordial de relier les métropoles locomotives du développement économique aux autres territoires qui les entourent.

Mais la complémentarité doit s’accompagner également d’une certaine solidarité
Il est nécessaire qu’une partie de la richesse créée au sein des métropoles puisse être redistribuée sous forme d’investissement structurant dans les bassins d’emploi et les bassins de vie qui les environnent.
Cette proposition consiste à reverser un pour cent des recettes fiscales des métropoles au niveau Régional en l’affectant aux projets structurants des petites villes.

Cette proposition permettrait ainsi d’irriguer l’ensemble du territoire, car toutes les Régions administratives disposent désormais sur leur territoire régional depuis une loi récente d’au moins une métropole (ORLÉANS et TOURS pour la Région Centre Val de Loire par exemple).
Une telle proposition ne mettrait pas en péril la santé financière des métropoles mais permettrait de créer une véritable solidarité territoriale Régionale et par la même Nationale.

 

D’autres actions permettraient de mettre en place une politique d’aménagement du territoire équilibrée comme :

  • La transformation du compte des collectivités locales en un compte épargne rémunérateur dont le taux évoluerait au rythme de l’inflation sur le modèle du Livret A
  • La réforme du FCTVA en harmonisant les délais de reversement qui seraient réduits à minimum à l’année N-1 pour toutes les collectivités et en envisageant d’élargir son assiette
  • Compléter le principe zéro norme nouvelle d’un volet financier : chaque norme nouvelle ne doit pas seulement donner lieu à la suppression d’une norme ancienne, elle doit aussi ne pas dépasser le coût de la précédente norme pour les collectivités
  • Pour éviter l’installation de déserts médicaux, réguler l’installation des médecins libéraux sur le modèle de ce qui se fait pour les infirmiers ou les kinésithérapeutes libéraux. Limiter l’accès au conventionnement dans les zones sur dotées, qui ne serait désormais accessible qu’en cas de départ d’un praticien déjà installé dans cette zone ; Et créer des territoires prioritaires de santé pour les zones géographiques où l’offre de soins est la plus réduite.
  • Garantir par la loi l’accès de tous aux services publics considérés comme essentiels en trente minutes
  • Création d’une commission départementale des services publics composée d’élus qui serait informés par le Préfet des projets de réorganisations susceptibles d’affecter les conditions d’accès aux services publics et permettant une concertation locale
  • Création d’un super-ministère de l’aménagement du territoire regroupant : l’équipement, les transports, le logement et les relations avec les collectivités territoriales
  • Création d’une instance permanente de dialogue entre l’État et les collectivités territoriales qui seraient saisie pour avis de tout projet de loi et décret nécessitant le concours des collectivités territoriales pour son application
  • Enfin, pour préserver la capacité d’investissement des collectivités locales, il faut arrêter de réduire les concours financiers de l’État aux collectivités locales.

 

D’une façon générale, l’État doit assumer sa mission régalienne d’aménagement harmonieuse du Territoire et de réduction de la fracture Territoriale.

 

Mairie de Buzançais
Horaires d'ouverture
Le Lundi : de 14h30 à 17h30
Le Mardi : de 9h à 12h / de 13h30 à 17h30
Le Mercredi, Jeudi, Vendredi : de 9h à 12h / de 14h30 à 17h30
Le Samedi : de 09h à 12h

10 Avenue de la république
36500 Buzançais

Tél : 02.54.84.19.33
Fax : 02.54.02.13.45